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Un millionnaire anglais atteint de leucémie et ne supportant plus les transfusions sanguines semi mensuelles
a mis fin à ses jours d'une manière originale.
D'après les premiers résultats de l'enquête anglaise, il aurait consommé du phosphide d'aluminium ce qui a eu comme effet, outre de le tuer, de dégager des fumées irritantes de son cadavre qui avait été amené au service des urgences !
L'hôpital a été fermé et les pompiers appelés... un peu trop d'acharnement thérapeutique peut être ?

Le Gleevec est un médicament quasi miracle contre la leucémie myéloïde chronique dont nous avons déjà parlé.
Il semble qu'il possède d'intéressants effets secondaires comme rapporté sur cet article de CNN qui reprend une lettre envoyée au NEMJ.
Chez environ 10% des patients ayant les cheveux gris du fait de l'âge, la couleur originelle serait restaurée. Voici un effet qui pourrait être à la base de produits cosmétiques nouveaux. Hélas, Novartis qui détient les droits du Gleevec a déclaré être informé ce ces effets mais ne pas les étudier en détail !

Il est de plus en plus question de l'efficacité du dépistage des cancers de nos jours. Certaines études en France ou ailleurs se sont par exemple interrogées sur le bénéfice en année de vie gagnées pour les patients qui se font dépister : il apparait souvent et au mieux marginal.
C'est donc
peu étonnant que de tels doutes surviennent sur le cancer de la prostate ou même que des sous-groupes sans vrai risque soient identifiés et orientés vers un dépistage « allégé »...

Les personnes âgées connaissent souvent des problèmes de santé qui les empêchent de conduire en toute sécurité, aussi bien pour elles mêmes que pour les autres automobilistes.
C'est pourquoi nous lisons avec beaucoup d'intérêt cet
article du NEMJ sur la reprise de la conduite après une arrythmie ventriculaire grave.
Conclusion des auteurs de l'étude : même si ces patients reprennent la conduite très (trop) tôt, même s'ils continuent à ressentir des symptomes d'arrythmie, ils ont significativement moins d'accidents que la population générale, peut être grâce à leur grande expérience de conducteurs ! Voici une étude qu'il faudrait opposer à ceux qui prétendent que les personnes âgées en mauvaise santé sont des dangers au volant !!

Une étude du CDC, comme rapporté dans le Lancet, confirme ce que certains croyaient :
les personnes souffrant d'un syndrôme de Down, alias trisomie 21, vivent de plus en plus longtemps. L'espérance de vie a grimpé de 25 à 49 ans, ce qui n'est quand même pas très élevé...
Il est aussi question de « l'immunité » des trisomiques 21 vis à vis du cancer, qui est déclaré 93% fois moins que dans la population générale.
On soupçonne soit une mauvaise déclaration des causes du décès par le médecin, soit un effet secondaire du décès précoce.

L'essai clinique d'un vaccin contre la maladie d'Alzheimer a été arrêté après que des volontaires aient développés une encéphalite.
Cette dernière est dûe au mécanisme thérapeutique recherché : induire une réaction inflammatoire contre les protéïnes à l'origine de la maladie d'Alzheimer peut logiquement aussi causer une inflammation trop forte ou généralisée si cette protéïne se trouve ailleurs dans le cerveau...
Il ne reste plus qu'à évaluer les résultats de cet essai clinique, et voir si 12 encéphalite sur 380 patients traités est un risque acceptable vu la progression fatale de la maladie d'Alzheimer.

Il semble que ce qui n'était jusqu'alors qu'un facteur de risque cardiovasculaire parmi d'autres soit aussi fortement lié à la maladie d'Alzheimer.
D'après une publication sur le New England Journal of Medicine rapportée par la BBC, une hyper-homocystéïnémie multiplierait par 2 le risque de développer cette affection neurodégénérative.
On ne sait pas encore si réduire le taux d'homocystéïne, par exemple grâce à un régime riche en folates, vitamines B6 et B12, permet de diminuer le risque de développer la maladie... Précédemment liée à des problèmes lipidiques (Apo E4), il semble que son versant métabolique soit plus important qu'on ne l'imagineait.

L'attaque, d'origine ischémique ou hémorrhagique, est une circonstance de stress majeur pour les tissus cérébraux.
Pour diminuer les dommages et la perte de fonctionnalité, l'idée est donc de les protégéer des effets de l'inflammation par des médicaments dits neuroprotecteurs.
Hélas !, la recherche jusqu'à maintenant a été infructueuse.
Il semble que l'évaluation humaine de la Citicoline soit plus prometteuse, avec une baisse majeure de la mortalité et de la morbidité.
D'après
cet article d'USA Today, la consommation modérée d'alcool aurait outre ses vertues de prévention des maladies cardio vasculaires, un rôle protecteur contre la maladie d'Alzheimer.
D'après les résultats publiés dans le
Lancet de la semaine, l'effet serait dose indépendant.
Il ne reste plus qu'à essayer d'expliquer les mécanismes moléculaires pour peut être trouver des voies thérapeutiques et un médicament ...

Comme
rapporté sur le New Scientist, les plaques responsables de la maladie d'Alzheimer ont été pour la première fois observées in-vivo, c'est à dire chez un patient vivant.
La technique utilisée est « rudimentaire » pour la recherche médicale - les radio-pharmaceutiques sont utilisées depuis longtemps pour repérer des molécules dans les cellules.
Une molécule servant au diagnostic ou au traitement, lorsqu'elle est marquée par un radionucléïde, se nomme un radio-pharmaceutique. C'est une classe de médicaments à part, à usage surtout diagnostique et peu répendus. Ils sont de moins en moins utilisés en recherche, où les techniques de marquage fluorescentes et d'amplification enzymatique par exemple à la strepavide/ovalbumine les ont remplacées.
La maladie hémorroïdaire a toujours suscité beaucoup d'interrogations dans l'esprit des français et des québecois.
Tout celà car elle touche « le derrière », qui est encore associé à un certain tabou de nos jours, ce qui la fait devenir forcément une « maladie honteuse » pour certains.
Au diable les préjugés et la mésinformation ! Consultez plutôt
notre dossier sur les hémorroïdes ! D'autres dossiers suivront bientôt - à vous de nous
suggérer les thèmes.
Voici un
article intéressant de la BBC.
Il semblerait que la pratique régulière de loisirs, qu'ils soient physiques ou intellectuels, joue un rôle dans la prévention de la maladie d'Alzheimer.
Aucune explication n'a été donné, mais le pouvoir préventif paraît très élevé (-38%) et la série suffisamment importante (>1700 personnes)
Mais ne pourrait-on pas aussi se demander si l'absence de loisirs n'est pas un symtôme précoce de la maladie ?
D'après
cet article de ScienceDaily, la tomographie par émission de positrons pourrait détecter la maladie d'Alzheimer avec une sensibilité de 95%.
Une étude ayant porté sur près de 300 patients et comparant la valeur prédictive de la tomographie aux résultats de l'autopsie a donné ce chiffre impressionant.
En se basant sur des modifications du métabolisme du glucose,cet examen réussit là où beaucoup d'autres ont échoués.

La chorée de Huntington, ou danse de Saint Guy, est une maladie neurodégénérative grave, aboutissant à une démence parfois chez des personnes relativement jeunes.
Cette maladie se transmettant génétiquement sous la forme « dominante » est de mieux en mieux connue. Déjà il était possible de proposer des diagnostics génétiques précoces. Mais il était dûr d'annoncer à un patient qu'il allait irrémédiablement devenir sénile des suites de la maladie.
Il semble que les
inhibiteurs d'histones désacétylase soient une voie thérapeuthique porteuse de nombreuses promesses : la maladie est arrêtée chez les modèles expérimentaux animaux. Mais entre un insecte et l'homme, il y a beaucoup de différences - espérons que les effets thérapeuthiques seront démontrés par les études cliniques en cours.

D'après
cet article de radio-canada, qui analyse les résultats d'une étude parue dans le BMJ, les anti-dépresseurs ne feraient pas que du bien aux personnes âgées.
Le risque d'hémorragies digestives (gastriques et intestinales) serait augmenté par la plupart de ces médicaments.
La dépression tend à être couramment diagnostiquée devant toute mélancolie de la personne âgée. D'autres études montreront peut être qu'il faut réserver ces traitements aux vraies dépression, ou qu'il faut éviter de médicaliser à outrance...