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Il n'est pas question ici
de l'épisode 2 de la guerre des étoiles intitulé « l'attaque des clones », mais bien des attaques et autres problèmes de santé dont souffrent les animaux clonés.
Comme rapporté par Yahoo, la grande majorité des animaux clonés a une espérance de vie réduite, et souffre d'un vieillissement anormalement précoce.
Il semble que le problème soit issu de la technique même - avec un taux de réussite du clonage proche des 2%, certains scientifiques comme Rudolf Jaenisch pensent que l'opération de clonage est impossible avec les cellules normales et ne réussit que lorsques les chercheurs utilisent par mégarde des cellules souches, présentes en petit nombre dans les organes adultes.

La recherche sur les cellules souches est en constante progression. D'après
cet article du New Scientist, une équipe étatsunienne constituée de chercheurs de Harvard et de l'entreprise ACT aurait recréé un rein en entier à partir de cellules sourches embryonnaire. Mieux : après une greffe animale, il serait même fonctionnel.
Les scientifiques du reste du monde se montrent pour le moment sceptiques. Une des questions est l'état de finition de l'organe- le rien est un des organes les plus complexes du corps humain. Beaucoup se demandent si le réseau vasculaire a pu être créé et fonctionne bien...

Le
Washington Post nous propose dans cet article quelques faits étonnants sur le passé historique de Monsanto dans la chimie..
Des centaines de documents alors classés confidentiels par Monsanto indiquent que non seulement les dommages environnementaux sont très graves, mais que l'entreprise était au courant.
De la mort en 10 secondes de certains poissons au pouvoir carcinogène chez les rat, 40 ans de PCB (biphényls polychlorés) et de mensonges de Monsanto ont souillé Anniston, une petite ville de l'Alabama.
Comment alors oser faire confiance à ceux qui, maintenant encore, nient leurs crimes et assurent malgré de nombreuses preuves (comme les sédiments contaminés de Montréal ou les papillons monarques) que leurs OGM sont sûrs ?

Le cancer du sein est une maladie où la génétique joue un rôle important.
L'effets des allèles BRCA1 et 2 dans la prédisposition à développer un cancer du sein est connu depuis longtemps.
D'après des études récentes,
l'efficacité du tamoxifène dépendrait aussi des allèles.
Le médicament serait plus efficace chez les porteuses de BRCA 2 que BRCA 1... Mais une étude portant sur une dizaine patients est-elle concluante ? À notre avis, pas assez pour mériter un article sur le LA Times, qui reconnait d'ailleurs que l'échantillon est trop petit pour conclure quoi que ce soit.

Le chromosome 20 vient d'être déchiffré dans son intégralité. Tous les médias en parlent. La
BBC par exemple offre un article typique sur le sujet.
On rappelera juste que ce qui était une grande première il y a 2 ans, avec la course entre Celera et le Human Genome Project dans l'établissement de cartes espères après espèce jusqu'à arriver à l'homme est aujourd'hui presque banal.
Déjà 3 chromosomes sur 24 sont séquencés. Des machines travaillent 24h/24 et se chargent de la quasi totalité du séquençage du génome, de manière presque automatique. Il est inutile de vouloir faire un effet d'annonce à chaque fois, surtout si le séquençage n'est accompagné d'aucune découverte étonnante.
Autant se réserver pour l'annonce finale, lorsque le 24e et dernier chromosome aura été séquencé, pour faire cette fois avec raison une annonce triomphante et grandiloquante... avec raison !

D'après
cet article de USA today, 3 gènes seraient liés au risque de développer précocément un infarctus.
Comme publié dans le journal Circulation, le polymorphisme génétique de la thrombospondine serait responsable dans certains cas d'un risque d'infarctus aumgmenté de 89%
D'aucuns nous reprocherons au sujet de la génétique de ne pas avoir parlé de l'actualité récente sur le clonage. Il n'y a pour le moment rien à dire - l'acte technique réalisé n'est ni bon ni mauvais. Tout dépend des applications qui en seront bientôt faites...

Les
résistances aux antiobiotiques sont en pleine progression.
L'étude parue dans le NEMJ et reprise dans USA Today accuse principalement l'usage intensif des antibiotiques dans l'agriculture, bien plus préoccupant que la surconsommation du public. Nuançons ce dernier point : l'automédication actuelle de Cipro (Ciflox en Europe)) par peur de l'anthrax aide certainement l'acquisition de résistances aux fluoroquinolones...
En effet, les bactéries deviennent ainsi très facilement résistantes à des antibiotiques de « dernier recours » presque jamais prescrits, avec un risque de contamination humaine par le biais de la nourriture...

Ce n'est pas neuf : depuis longtemps certains veulent utiliser les bactériophages, des virus n'infectant que les bactéries, contre celles responsable d'une infection.
Par contre, plutôt que de vouloir les innoculer à l'homme comme dans le passé, les protéines de phages sont cette fois étudiées pour voir si elles ne peuvent pas servir d'antibiotiques, une fois modifiées ou purifiées.
Une manière comme une autre de récupérer une vieille idée et de contourner les problèmes d'immunisation progressive, qui bloquent tout usage régulier et efficace des phages.
Voici un
excellent article de cosmiverse détaillant l'avancée de notre compréhension de l'infection par le virus du sida.
Accompagné de belles images et très didactique, il explique pourquoi on comprend mieux de la physiopathologie de l'infection.
Voici une idée pour lutter originalement contre l'hémophilie : transférer les facteurs de coagulation faisant défaut par thérapie génique.
La véritable nouveauté c'est la réalisation de ce transfert génique in-vitro, au lieu de in-vivo par les vecteurs viraux habituels.
Celà permet d'espérer une meilleure tolérance, sans rejet.

« En mai, fait ce qu'il te plait » ? Pour certains, il est temps de mettre cette maxime à profit.
Dans ce long pont de pentecôte, si vous ne savez pas quoi faire, certains sites internet regorgent de bonnes idées, très médicales (explication plus bas)
En réponse aux articles (
1,
2) sur l'adolescent qui était en train de constuire un réacteur nucléaire dans sa cave, il convient de donner aux lecteurs avides de travaux pratique quelques
liens bien choisis.
Faites quand même attention, il paraît que c'est dangereux. Si vous n'arrivez pas à bien le construire (l'Uranium 235 purifié est difficile à se procurer ou à obtenir à partir de l'Uranium 238) faute de recherche nucléaire, vous pourrez toujours participer activement à la recherche sur le cancer.

Attendu et recherché depuis longtemps, c'est un habile mélange entre l'Arlésienne et un évadé du pénitencier.
Pourtant tout indique qu'on vient de le trouver... ou du moins d'en trouver une de ces variantes, la plupart des maladies ayant un déterminant multigénique !
Il entraînerait une mutation dans la Cathéchol O Méthyl Transférase (COMT), un enzyme intervenant dans la chaîne de synthèse d'un neuromédiateur, la dopamine. Toutefois la présence de ce gène n'augmente que de 1,5x le risque de développer une schizophrénie. Il semble donc que d'autres gènes soient impliqués...

Le sondage sur la génétique est terminé - 94 personnes se sont exprimées.
Le nouveau sondage est dès maintenant en ligne.
Les résultats du questionnaire sur la génétique sont les suivants :
- au total 69% des sondés se montrent optimistes :
- 44% pensent que la génétique amènera de nouveaux médicaments
- 20% sont d'avis que ces progrès causeront plus de bien que de mal
- 5% croient pouvoir se cloner ainsi
- les 20% restants ont plutôt des idées noires :
- 18% voient plutôt des problèmes à moyen terme
- 12% pensent carrément que la génétique causera la fin du genre humain
Voici donc un sujet polémique qui n'a laissé que 1% d'indifférents.
Il est aussi intéressant de remarquer que le rapport avis favorables/avis défavorables s'est inversé depuis le rappel de la semaine dernière. Les pessimistes se feraient-ils mieux entendre ?

Voici un article du
Financial Times se penchant sur cette innovation.
L'idée est simple : identifier le sous-type génétique du patient et de son cancer, pour pouvoir ainsi proposer un traitement adapté et donc éviter des absences de réponse au traitement.
Avant d'être à la disposition de tout le monde, ce traitement sera dans un premier disponible uniquement au centre anti cancer d'Emory.

Les progrès de la génétique font peur, et amènent ainsi beaucoup d'attitudes et de propos réactionnaires - pour s'en convaincre il suffit de regarder les
opinions exprimées dans le sondage actuel.
Alors que l'administration G.W. Bush continue de refuser le financement de programmes de recherche utilisant des cellules d'embryons humains (cellules souches), les progrès arrivent.
Voici par exemple un
article de MSNBC sur l'application de ces travaux et des excellents résultats obtenus dans la lutte contre le diabète - attention, lors de la lecture de l'article il convient de garder à l'esprit que les résultats obtenus dans la lutte contre la maladie de Parkinson sont par contre bien plus limités (implantation de tissus embryonnaire, greffe de cellules...)