

Ce métier de santé reconnu aux États-Unis, au Canada ou dans d'autres pays francophones est basé sur des manipulations du patient pour obtenir un effet thérapeutique local ou à distance.
Bien que les effets n'aient pas encore été objectivés par une étude bien menée, il est intéressant ne serait-ce que pour la sécurité des patients que cette profession sorte de l'ombre et soit enfin reconnue des pouvoirs publics... quand 10 millions de patients consultent chaque année en France !Avec l'AP-HP, Médecins du Monde et d'autres organisations, elle fait entendre sa voix non commerciale et scientifique.
Ne manquez-pas d'y faire une petite visite, au moins pour vous changer les idées après l'exposition intense au charabia technico-commercial de certains stands !
Leur but ? Porter plainte contre le gouvernement français pour empoisonnement. Ce dernier avait dissimulé la vérité lors de la catastrophe de Chernobyl - les médias avaient à l'époque uniquement pu citer des sources officielles affirmant à tort que le nuage radioactif avait évité la France.

J'ai le plaisir de vous annoncer que la mission d'information du Sénat relative à l’expatriation des compétences, des capitaux et des entreprises, présidée par M. le Sénateur Denis Badré et dont le rapporteur est M. le Sénateur André Ferrand, lance sur Internet un forum électronique destiné à recueillir les témoignages d'expatriés.
Son adresse : http://www.senat.fr/consult/expatriation.htmlToutes les contributions sont les bienvenues.
N'hésitez pas à diffuser ce message auprès de toutes les personnes qui pourraient être intéressées. Il est également possible de réaliser un lien hypertexte sur ce forum à partir de tout site web.Cordialement,
Pascal Desrousseaux,Comme indiqué dans cet article de la semaine dernière on attendait sa prise de position après les communiqués simultanés de la FDA et de Santé Canada.
« La phénylpropanolamine est un agent sympathomimétique vasoconstricteur indiqué en France pour ses propriétés " décongestionnantes " des voies aériennes supérieures. Elle est présente dans une vingtaine de spécialités pharmaceutiques, disponibles en pharmacie, sans prescription médicale.
La décision américaine a été prise au vu des résultats d’une étude de type cas/témoins à paraître dans le New England Journal of Medicine du 21 décembre 2000 (disponible sur le site internet du journal), suggérant que la phénylpropanolamine pourrait augmenter le risque d’hémorragie cérébrale chez les femmes, notamment lorsqu’elle est utilisée comme coupe-faim. »
L'action est néanmoins beaucoup plus discrète et moins forte qu'outre atlantique : aucun produit n'a été retiré du marché, l'Afssaps se contentant de dire que :
Les lecteurs sont invités à visiter la page officielle de la FDA présentant en détails le problème (mais en anglais) ou la mise en garde en français de Santé Canada qui précédemment avait donné un avis favorable.
Les États-Unis par le biais de la FDA et le Canada par le biais de Santé Canada ont réagit dès le 6 novembre - on attend par contre encore que l'AFSSAPS sorte de sa léthargie...
Santé Canada encourage pour sa part les consommateurs à discuter de solutions de rechange avec leur médecin ou pharmacien.
Le principal problème est la présence de ce produit dans de nombreux médicaments en vente libre, comme c'était le cas pour les amphétamines il y a quelques années, avant que le rapport bénéfice/risque de leur utilisation comme amaigrissant avec le danger d'hypertension pulmonaire ne soit jugé très fortement défavorable...
Une présentation pharmacologique de la substance est disponible en suivant ce lien.
Les risques majeurs de la phénylpropanolamine sont :
Les consommateurs sont invités à vérifier eux mêmes si les médicaments pour soigner la congestion nasale, le rhume, les sinusites et autres allergies contiennent de la phénylpropanolamine en lisant bien l'étiquette ou en s'informant auprès de leur pharmacien - ne vous fiez pas à ces listes qui risque d'être incomplète ou mise à jour.
Une autre utilisation, quoiqu'illégale en Belgique, au Canada, et en France, est la prise de phénylpropanolamine en tant que coupe faim.

L'article vient de ThisIsLondon.com (c'est l'hôpital qui se moque de la charité ?) et nous apprend qu'un quatrième cas humain a été détecté en France.
Ce journal anglais reprend un article du Journal du Dimanche qui a eu le bon goût de passer dans le même numéro un article sur le 4e cas et une publicité en pleine page du gouvernement affirmant qu'il n'y a aucun danger avec la viande bovine.
Pendant ce temps, les familles de 2 victimes, une morte à 36 ans, l'autre mourante de 19 ans, font un procès afin d'essayer d'attirer l'attention publique sur ce problème.
Partout en Europe la viande bovine française est en train d'être bannie - de la Grêce à l'Allemagne en passant par l'Italie, et il est même question de l'interdire dans certains pays hors europe comme la Russie.
Mangez donc de la viande bovine - le gouvernement vous l'assure, c'est sans danger !!
Cet article du Quotidien du Médecin rappelle l'histoire : une vingtaine de céphalées et de malaises dans les services des entrées, d'IVG et de PMA, ont constatées à plusieurs reprises.
Ce n'est pas la première fois pour l'hôpital de l'Archet 2 : les émanations toxiques y sont presque une tradition locale, avec 125 accidents de travail déclarés et 554 fiches d'incidents en quatre ans, soit en moyenne légèrement plus qu'un accident tous les deux jours (serait-ce là la signification du « 2 » de Archet 2 ??)
Dès son ouverture en 1996 l'établissement a été confronté à ces problèmes, auxquels d'importants travaux semblaient avoir mis fin.
C'est reparti pour un tour - il est triste de constater qu'entre les infections nosocomiales, les erreurs médicales et maintenant les intoxications les hôpitaux publics acquièrent une si mauvaise réputation.
Il a fait parler de lui cet été en Israël, au Canada et aux États Unis.
La première victime est une femme de 25 ans qui n'aura que quelques séquelles neurologiques.
Le risque est surtout élevé en Camargue à cause du climat et amène à une démoustication, seul moyen pour lutter contre l'épidémie.
Ce matin à l'hôpital nous suspections une maladie de Creutzfeld Jakob chez une patiente assez âgée - il a fallut trouver comment faire l'analyse biologique.
Très simple - il faut avec le consentement éclairé de la personne (en général lorsqu'on suspecte une maladie de Creutzfeld Jakob le patient est en mauvais état...) prévenir le laboratoire à Lariboisière à Paris, voir avec lui ce qui est possible, puis faire une ponction lombaire en tout début de semaine et espérer le résultat.
Avec toutes ces conditions, comment faire un dépistage facile et effectif ? Surtout en province - plutôt que de faire des échanges multiples de courrier et envoyer des prélèvements à Paris à une date précise, on change de diagnostic.
« Démence sénile », « Encéphalopathie hépatique », ... autant de maladies dont il faudrait étudier la prévalence en même temps que celle des « CJD » et « vCJD » sous peine de méconnaître et sous estimer tous les cas non diagnostiqués pour l'une de ces multiples raisons.
Pour les bovins, puisque la procédure de dépistage est plus facile, on limite au maximum la diffusion des informations.
Qui sait par exemple que la semaine dernière des cas de vaches folles ont été décrits presque chaque jour, dans le Finistère, les Côtes-d'Armor, la Manche, la Sarthe, etc ? Il suffit de <a href="regarder les communiqués de presse...
...et de s'étonner de leur absence dans les médias, préférant les plus rassurants.
C'est comme pour Tchernobyl : même si tous les autres pays s'inquiètent, nous sommes plus fort : comme le nuage a été arrêté aux frontières de la France il n'y aura pas d'épidémie de maladie de la vache folle en France.
Étrangement, le taux baisse à 67% qui se disent prêt à accepter le prélèvement d'organes sur un proche décédé.
Plus étonnant encore, 22% des Français prêts à autoriser un prélèvement sur un proche ne le sont pas pour eux-mêmes (« Faites ce que je dis...»)
Et dans les faits, les chiffres sont bien plus bas (Avec 25% de prélèvements d'organes, soit une personne acceptant sur 4, les problèmes de listes d'attendes et de personnes mourant en attendant un greffon seraient tous résolus...)
Parmi les cause évoquées de refus, la peur de mutilation du corps (Une fois qu'on est mort, il faudra leur expliquer qu'il pourrit), la peur d'un usage non médical des organes (Non, les organes ne servent pas à faire des Frankensteins ou des Robocops) ou des raisons religio-philosophines « Tu n'aideras pas ton prochain. Tu ne le sauveras point »)
Au moins ce qui disent refuser ont le mérite d'être honnêtes dans ce sondage...