
Des médecins américains ont réussi à stimuler la croissance nerveuse chez des patients artéritiques ... en leur injectant du VEGF (vascular endothelial growth factor, facteur de croissance vasculaire) dans le but de stimuler la croissance de vaisceaux sanguins pour corriger la mauvaise vascularisation de leurs jambes.
Les dommages nerveux jugés irréversibles ont ainsi été réparés. Comme quoi le hasard peut parfois bien faire les choses !Mais dans cet océan narcissique de réussite, d'effet publicitaire et d'autocongratulations, peut être ne faut-il pas oublier ceux qui n'ont rien, des fois même pas ou même plus la vie.
C'est ainsi que je suis tombé en faisant ma revue de presse sur ce site particulièrement sordide, où est étudié l'état de santé de la population du Timor Oriental.À quand une étude sur l'état de santé des détenus dans le couloir de la mort au Texas, ou des survivants des violences en Palestine ?
Tout ironie mise à part, il *faut* applaudir l'initiative de l'ONU qui à travers ReliefWeb.int cherche à faire ce que la presse devrait faire mais ne fait plus souvent : tout montrer, y compris le pire, ceux qui ont le plus besoin d'aide.Car si les faits ne sont pas médiatisés, il n'y a pas de prise de conscience, pas d'aide par nos pays riches, pas de pressions gouvernementales... C'est peut être stupide, mais nous vivons dans une époque où seule l'indignation, le sentiment de culpabilité, l'horreur et le dégoût font avancer les choses.
Il est facile de dénoncer une « certaine presse », les « tabloids » et autres « journaux à scandale ». Il est encore plus facile pour eux d'ignorer ce qui leur cause cette mauvaise image, ces faits dont personne ne veut parler, mais qui sont leur justification principale.
À quoi bon regarder ce qu'il y a de plus odieux et de plus affreux ? Pourquoi ne pas causer de banalités, comme la baisse du Nasdaq, le temps actuel (du soleil bonjour merci aurevoir) ou des princesses de nos contrées (elles vont très bien, merci pour elles) ?Car même cette presse se lasse de l'odieux et de l'affreux, laissant le travail à l'ONU et à quelques ONG, au risque au passage de se faire qualifier de sordides, d'odieuses, de sans aucune compassion...
Il est facile de le dire, mais si ce n'était pas les french doctors ou les médecins sans frontières, qui parlerait des conséquences des guerres sur les populations civiles ?Mais justement il est trop facile de critiquer ceux qui veulent nous ouvrir les yeux que de faire l'effort d'accepter la réalité.
Regardez donc qui traite quelques lignes plus haut ce site de l'ONU de sordide !Selon l'auteur, les bactéries seraient surtout manuportées par les professionnels de santé.
Analyse intéressante, toutefois :