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Parfois, une nouvelle inattendue vient vous réchauffer le coeur. Dans la lutte contre les médicaments chers et inefficaces voire dangeureux, l'arrêt de commercialisation du
Vioxx est à rentrer dans cette catégorie !
Je me souviendrai toujours de la « cérémonie » durant laquelle ce médicament nous avait été présenté avec un dossier scientifique si mince qu'il faisait pitié face au gargantuesque buffet de petits-fours et aux moyens financiers énormes de sa promotion publicitaire à travers des gadgets en tout genre.
Rien que cette année, les ventes de vioxx étaient censées rapporter 3 milliards de dollars et 20% des bénéfices du laboratoire Mercks... de tels investissements publicitaires étaient donc justifiés.
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Un lecteur nous écrit : « Je me permets de vous indiquer le site
www.medicaltouch.com qui propose un système inédit de prise de
rendez-vous par internet destiné aux professionnels de santé et à leurs
patients.
Les patients accèdent à l'agenda de leur praticien et sy inscrivent pour
un rendez-vous de leur choix.
Ceux qui nont pas internet peuvent se faire inscrire par téléphone.
»
Une lectrice nous écrit : « D'aprés vous le Xenical ne se vend pas assez ? Pour moi, ce n'est pas étonnant : bien que ce soit un produit très efficace, et je peux en témoigner puisque j'ai eue l'occasion de l'essayer, il reste encore trop cher puisque non remboursé par la securité sociale. J'ai donc du arrêter de le prendre.
Je mesure 1m61 pour 98 kg, je suis essouflée au moindre effort et je n'ai pas les moyen de prendre le Xenical qui me ferait le plus grand bien... Alors où est la solution ?
Et bien dans le prix de vente : je pense que pour un produit comme le Xenical aussi efficace on devrait pouvoir avec une prescription médicale avoir le droit de l'acheter directement au laboratoire qui le crée, sans intermediaire : il couterait moins cher et serait donc plus facile d'accès aux petits portes monnaie ! Après tout, la santé de tout être humain est importante quelqu'il soit ! »
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Comme
expliqué sur cet article de Yahoo, les brevets ne sont pas du tout adaptés à la génétique.
Plusieurs centres de recherches européens s'opposent aux brevets détenus par Myriad, qui bloquent toute utilisation du gène BRCA1.
Myriad est en monopole grâce aux brevets, les échantillons doivent être envoyés en Utah aux États-Unis, les prix sont donc 3 fois plus élevés et les tests inférieurs à ceux qui pourraient être développés par la concurrence... Il est temps de supprimer les brevets dans le domaine de la génétique !
Comme
expliqué ici, en Angleterre certaines personnes désirent s'installer sur un marché inexploré et potentiellement scandaleux : la fécondation in vitro des couples lesbiens.
Si le droit à la naissance d'un enfant peut être compris, la politique commerciale assez violente des personnes à l'origine de cet établissement commercial met quelques doutes sur leurs vraies motivations, semblant plus éthiques que commerciales...

Voici un
article médico économique intéressant. Initialement publiée dans le NEMJ, l'étude s'intéresse aux bénéfices du plavix par rapport à l'aspirine dans la prévention des décès d'origine cardiovasculaires.
Ces deux médicaments « fluidifient » le sang, mais à un prix différent. Une bithérapie aspirine/plavix permet de sauver 20% de vies en plus. Mais à quel prix ? Selon les calculs faits par les auteurs, 130 000$ par année de vie gagnée, contre 11 000$ pour une monothérapie à l'aspirine.
Est-il acceptable en santé publique d'avoir 20% de décès en moins contre un coût 10 fois plus élevé ? À ce niveau ce n'est plus de l'efficacité des médicaments qui faut parler, mais de leur
inefficacité !
Il est aussi intéressant de s'informer à la fin de l'article sur les procès en cours par la compagnie pharmaceutique commercialisant le plavix, BMS, qui semble utiliser tous les moyens légaux au non pour bloquer la concurrence et maximiser le profit tiré de ce médicament.

En Angleterre, le Verteporfin fait parler de lui : ce tout premier traitement contre la dégénérescence maculaire est activé par un laser et détruit dans l'oeil les cellules endommagées.
Il permettrait ainsi d'éviter la cécité à 20 000 personnes dans les prochaines années. Toutefois, s'il a été assez testé pour bénéficier d'une autorisation de mise sur le marché... il est n'est pas jugé assez efficace par le NICE pour bénéficier du remboursement par le NHS.
Résultat : seules les personnes pouvant se payer ce traitement pourront conserver la vue... ce qui ne convient pas beaucoup à certaines associations de patients et qui est aussi éthiquement discutable. Soit le médicament fonctionne, et il est remboursé et vendu. Soit il ne fonctionne pas et il n'est ni remboursé ni vendu !

C'est le New Scientist qui l'annonce : en Thailande, l'organisation pharmaceutique gouvernementale a créé une trithérapie en pillule unique, qui coûtera 27$ (30 €) par mois.
Comparé aux presque 1000 $ par mois de trithérapie dans nos pays, le prix est extrèmement bas, afin de traiter les plus de 95% des séropositifs qui ne peuvent se payer un traitement en thailande.
Après l'Inde, c'est le deuxième pays à mettre en production des médicaments génériques contre le sida en refusant l'application des brevets. Espérons que ces médicaments à bas prix pourront être exportés vers les pays n'ayant pas les moyens de les produire.

Nous déplorons la disparition imminente de notre ancien confrère
Veille Pharmaceutique qui annonce dans sa lettre nº36 que l'accès à ses informations va devenir payant.
C'est d'autant plus triste que les informations se sont qu'une simple liste de dépêches disponibles ailleurs, sans aucune interprétation ou avis personnel (un peu comme imedecin.org), alors que la véritable fonction originale du site, le suivi de certaines pathologies dans l'actualité, va être arrêté !

C'est la BBC qui l'annonce : l'épidémie de Sida aura bientôt fait plus de victimes que l'épidémie de peste noire... au moyen âge !
L'article est particulièrement intéressant pour les remarques de Peter Lamptey : on dispose des moyens pharmacologiques pour lutter contre l'épidémie, contrairement au moyen âge, mais la plupart des personnes infectées n'y auront pas accès.
Rappelons que 95% des nouveaux cas ont lieu dans les pays les plus pauvres du monde.
« L'épidémie de Sida », alias le plus bel exemple moderne de non solidarité avec les pays pauvres.


Souvent argent et éthique entrent en conflit. Dans le cas de la recherche médicale, c'est quand même plus rare... sauf lorsque les chercheurs sont associés financièrement à la réussite d'un projet.
On devine aisément que certains iront prendre plus de risques, et en feront courir d'autant plus à leurs patients, que l'enjeu est élevé et que leur part du gâteau sera grosse.
Le Washington Post s'est intéressé aux mesures prises pour éviter celà. Il semble que si les universités commencent à rédiger des moratoires, la déclaration des intérêts financiers des chercheurs aux comités d'éthiques n'est pas obligatoire. Pire - certaines organisations y sont fortement opposés...

Le cancer du sein, une terrible maladie ? Non, un marché juteux pour certains !
Lisez donc
cette annonce de AstraZeneca, tout content que l'Arimidex, son nouveau médicament qui n'a progressé que de 19% l'année dernière (576 millions de dollar de vente quand même) puisse penetrer le marché du cancer du sein commençant, ce qui leur rapporterait 2 milliards de dollars... soit 4x plus de bénéfices.
Pendant que certains comptent les ventes, d'autres
cherchent de nouveaux médicaments efficaces. Le letrozole serait par exemple supérieur au tamoxifène. Hélas (?) ce sont souvent les mêmes qui comptent leurs dollars et qui cherchent - lisez bien l'article, il y est question de l'Arimidex justement. Il n'apporte que 22% d'efficacité en plus, soit moitié moins que le letrozole ? Pas grave, tant qu'il permet d'obtenir 4x plus de dollars en entrant dans un nouveau marché !

Lorsque la médecine traditionelle ne peut pas offrir ses médicaments à tout le monde, les médecines alternatives viennent pallier à ses carences.
Certaines pratiques, une fois évaluées, ne se sont pas montrées supérieures au placébo. D'autres au contraire intéressent les chercheurs qui veulent intégrer des principes actifs séculaires dans de nouveaux médicaments.
En
Afrique du Sud par exemple, la phytothérapie utilise une plante nommée Sutherlandia contre le virus du Sida. Si elle est en essai clinique pour faire de nouveaux médicaments pour nos pays riches, elle est la seule thérapie accessible à beaucoup là bas...